
Dossier technique de la chaussée stabilisée à froid en place
Performance structurale, gel-dégel, chaleur, acceptation militaire, innocuité écologique et empreinte carbone.
LL-TEQ™ · Document techniqueDossier technique
La chaussée stabilisée à froid en place, de la structure au carbone
Performance Structurale
La résistance en service dépasse le cylindre de laboratoire
La valeur du cylindre de laboratoire non confiné n'est pas la performance en service : c'est un plancher que la couche confinée dépasse.
Pourquoi ça compte. En service, la couche LL30 est confinée latéralement par le matériau traité environnant et ne peut pas se dilater. Le cylindre de laboratoire, lui, est testé sans confinement, dans des conditions qui n'existent pas sur la route. Un tas de sable s'étale sous votre poids ; le même sable dans un seau rigide en porte bien davantage. Le sable n'a pas changé, le confinement change ce qu'il porte. La résistance en service dépasse donc la valeur de laboratoire.
Charges réelles d'aéronefs, mesurées sur le terrain
| Étanchéité structurale | La conductivité hydraulique chute d'environ un ordre de grandeur, de 6,0 × 10-8 à 5,9 × 10-9 cm/s (ASTM D5084). |
| Stabilité thermique | L'ornière reste à 1,33 mm à 25 degrés et 1,29 mm à 35 degrés : aucun ramollissement à la chaleur, aucun durcissement avec l'âge. |
| Portance immédiate (IPI) | IPI de 200 à 335 selon le dosage après séchage, soit environ 3 à 5 fois la référence non traitée (IPI 68). |
Source : Dossier d'ingénierie PRV-01, Performance structurale, Mark D. Hardy, P.E., Hardy Engineering, Santa Monica, CA.
Performance au Gel-Dégel
Neuf chaussées en service réel, zéro défaut gel-dégel
Neuf chaussées en service réel, jusqu'à 172 cycles de gel par an, aucun défaut, sur une couche bien plus mince qu'au Québec.
Benton Harbor (Michigan)
LL-TEQ 150 mm
Québec 550 à 950 mm
Alexandria (Virginie)
LL-TEQ 150 mm
Québec 550 à 950 mm
Rockford (Illinois)
LL-TEQ 150 mm
Québec 750 à 1 150 mm
Glenview (Illinois)
LL-TEQ 150 mm
Québec 550 à 950 mm
East Chicago (Indiana)
LL-TEQ 150 mm
Québec 1 000 à 1 500 mm
Elgin (Illinois)
LL-TEQ 150 mm
Québec 750 à 1 150 mm
Bridgeport (Californie)
LL-TEQ 200 mm
Québec 1 000 à 1 500 mm
Big Bear Lake (Californie)
LL-TEQ 150 mm
Québec 550 à 950 mm
Bessemer (Alabama)
LL-TEQ 150 mm
Québec 550 à 950 mm
Les six défauts de gel-dégel recherchés sur chaque site, tous absents
| Fissures longitudinales et transversales | Retrait thermique de la matrice d'asphalte au fil des cycles. |
| Faïençage | Fatigue en peau de crocodile, amplifiée par le gel-dégel de la fondation. |
| Soulèvement au gel | Lentilles de glace formées dans un sol gélif sous-jacent. |
| Fissuration par glissement | Décollement d'une couche de surface posée en recouvrement. |
| Nid-de-poule | Expulsion de matériau à partir de fissures, sous l'eau et le gel. |
| Orniérage | Déformation permanente dans les pistes de roue au dégel. |
Repère climatique, Montréal : environ 75 cycles de gel-dégel par an (Köppen Dfb) ; cinq des neuf sites dépassent ce rythme. Épaisseur québécoise équivalente : 550 à 1 500 mm selon la catégorie de route, contre 150 mm pour le LL-TEQ (200 mm à Bridgeport).
Source : Dossier d'ingénierie PRV-02, Performance au gel-dégel, Mark D. Hardy, P.E., Hardy Engineering.
Résistance à la Chaleur
Le bitume cède parce qu'il fond ; le LL-TEQ ne fond pas
Le bitume cède parce qu'il fond. Le LL-TEQ, lui, ne fond pas.
Pourquoi ça tient. L'enrobé (asphalte) ordinaire cède à cause de son liant, le bitume, qui ramollit dès 45 à 65 degrés puis fond. Le LL-TEQ ne fond pas : son liant polymère ne ramollit pas, et près de 98 % de la couche est minérale, inerte à ces températures. Sous une chaleur extrême, seule la surface se carbonise sur 1 à 3 mm et forme un bouclier, comme un bouclier de rentrée atmosphérique ; dessous, le matériau reste froid et la structure tient.
Constaté en service réel, sous le jet d'un F-35B
| Ne fond pas | Liant polymère non thermoplastique et squelette minéral à près de 98 %, inerte aux températures en jeu. |
| Bouclier de surface | La couche se carbonise sur 1 à 3 mm et protège le dessous, qui reste froid ; la structure n'est pas atteinte. |
| Marge énorme | Une chaussée d'été plafonne vers 60 degrés, un feu de véhicule vers 600 à 900 degrés : le LL-TEQ encaisse bien au-delà. |
Source : Dossier d'ingénierie PRV-03, Résistance à la chaleur, Mark D. Hardy, P.E., Hardy Engineering.
Acceptation Militaire
Certifié comme surface de roulement finale sous charges aéronautiques
Le système LL-TEQ a été déployé et certifié comme surface de roulement finale sous charges aéronautiques militaires : ce qui porte le plus lourd porte le plus léger.
Ce que ça prouve. Les cotes d'admissibilité ne sont pas des projections de laboratoire : elles dérivent du CBR mesuré au DCP sur le terrain, traité par PCASE 2.09, l'outil officiel de l'USACE / ERDC. Elles ont été certifiées par des autorités militaires nommées, l'USAF AFSOC et l'USMC. L'enveloppe militaire borne par le haut l'usage routier courant sur chaque axe : charge, vitesse et conditions de surface.
Certifié sous le cadre normatif des chaussées militaires US
| Mocoron, Honduras (2015) | Piste évaluée par 28 lectures DCP ; cotes PCASE certifiées USAF AFSOC pour C-17 et C-130. CBR de surface 30,9. |
| N'Djamena, Tchad (2016) | Voie de circulation et aire construites sous devis US Air Force pour Flintlock 17, revue signée par un P.E. |
| 29 Palms, piste expéditionnaire (2024) | Environ 35 000 m2 mis en place en 4 jours, à 100 % sol natif avec recycleur à froid, supervision USMC. |
Source : Dossier d'ingénierie PRV-04, Acceptation et performance en service militaire, Mark D. Hardy, ingénieur (PE 36538), Hardy Engineering.
Innocuité Écologique
L'eau qui quitte la route ne pollue pas
L'eau qui quitte la route ne pollue pas : versée pure sur des organismes vivants, elle ne les tue pas, et la couche scellée empêche l'eau de porter quoi que ce soit vers le sol et la nappe.
Mesurée, pas devinée. Plutôt que de juger le matériau par sa liste d'ingrédients, on a versé l'eau de pluie ruisselée de la route, pure et non diluée, sur des organismes aquatiques sentinelles. Après 48 heures, ils vivaient aussi bien que dans une eau de laboratoire propre.
Reconnu par des autorités fédérales américaines
| Prouvé sur le vivant | On a versé l'eau de route pure sur des organismes sensibles, ils ont survécu. Pas une prédiction tirée d'une recette, une mesure directe. |
| Rien ne migre | La couche durcie est presque imperméable. L'eau n'y circule pas et n'emporte rien vers le sol ni vers la nappe sous la route. |
| À base d'eau, pas de pétrole | Une émulsion à base d'eau lie le sol en place, sans le bitume foncé issu du pétrole, sans cancérigène répertorié, non classée dangereuse. |
Source : Dossier PRV-05, Innocuité écologique. Essai biologique de toxicité aiguë sur ruissellement (WET) : Coastal Bioanalysts, Inc., Peter F. De Lisle, Ph.D., laboratoire accrédité NELAP/TNI. Méthodes EPA 2000.0 et 2002.0.
Empreinte carbone
Près de six fois moins de carbone que l'enrobé
Pour la même route, le LL-TEQ pèse près de six fois moins de carbone que l'enrobé, comparé couche par couche sur une vraie structure du ministère des Transports du Québec.
Comparé à fonction égale. Les deux chaussées font le même travail sur la même route nationale. Le calcul est même prudent : le LL-TEQ est compté complet, fabriqué, posé et transporté, alors que l'enrobé est compté sans sa pose, faute de donnée publique. L'écart réel penche donc encore plus du côté du LL-TEQ.
Carbone par kilomètre de route, en tonnes CO2e
Pour 1 km à deux voies (7 000 m2), au jour 1, transport compris.
Et l'écart se creuse : environ 203 t contre 970 t par km sur 40 ans, entretien et réfection compris.
| Moins de matière | 150 mm de sol traité en place plutôt que 1 080 mm de pierre et d'enrobé importés, donc bien moins à extraire, fabriquer et camionner. |
| Posé à froid | Aucune centrale qui chauffe le bitume et les granulats à haute température, l'émulsion s'épand à température ambiante. |
| Durable | Des surfaces en service depuis 2014 sans réfection de structure attestée. Chaque réfection évitée, ce sont des tonnes de carbone en moins. |
Source : Dossier PRV-06, Empreinte carbone comparée. Structure de référence : Tome II du ministère des Transports du Québec. Facteurs d'émission publics : NAPA (enrobé), PlasticsEurope (polymère), EPA (transport et équivalence voitures). Comparaison d'ordre de grandeur.
Applications et Procédés
Mise en oeuvre de la chaussée stabilisée à froid en place
Procédé 1 : chaussée complète, du fraisage au scellement
Intégration du LL30 dans toute l'épaisseur prévue au projet (50 à 200 mm), compactée à 95 %+, suivie d'un scellement de surface au LL25. La niveleuse suit directement la stabilisatrice ; le séquencement est fraisage, mise en forme, première compaction, nivellement de finition, compaction finale, scellement.

Fraisage et intégration
Intégrer le LL30 à la stabilisatrice (recycleuse à froid) sur la profondeur visée, 50 à 200 mm, sur support stable d'enrobé, de sol natif ou de gravier.

Mise en forme
La niveleuse suit directement derrière la stabilisatrice et met en forme selon la géométrie prévue au projet.

Première compaction
Rouleau double tambour acier ; protège la surface. En cas de pluie, pousser jusqu'à 95 %+ sans attendre.

Nivellement de finition
Reprise à la niveleuse pour le réglage final de la surface avant la compaction finale.

Compaction finale
Compacter en passes croisées jusqu'à 95 %+. Vérification par l'entrepreneur accrédité.

Scellement LL25
Après 2 h, appliquer le LL25 à la rampe arrière du camion-citerne jusqu'à saturation de surface uniforme.
Conditions et points de contrôle. Support non gelé et stable, température ambiante et support supérieurs à 5 °C. Ne pas travailler sous la pluie. OMC vérifié tous les 25 m derrière la stabilisatrice. Compaction finale à 95 %+ en passes croisées. Délai de 2 h après la compaction finale avant le scellement. Cure par évaporation, minimum 12 h ; réouverture lorsque la surface n'est plus collante au toucher, sur jugement de l'entrepreneur accrédité.
Procédé 2 : scellement de surface seul au LL25 sur enrobé existant
LL25 est un liant polymérique à base d'eau appliqué en surface. Il réduit la pénétration de l'eau et limite les effets du vieillissement de l'enrobé ; usage principal, protection et prolongation de la durée de vie des surfaces asphaltées. Il s'applique aussi directement sur sol natif ou sur gravier, pour sceller et lier la surface là où il n'y a pas d'enrobé. Pénétration de surface d'environ 20 mm. Support non gelé, température supérieure à 5 °C.

Inspecter et valider la stabilité du support ; nettoyer, retirer les contaminants, corriger les défauts majeurs. Sur enrobé, la surface doit être sèche.
Pulvériser le LL25 de façon uniforme à la rampe calibrée (camion-citerne ou distributeur).
Appliquer des passages additionnels jusqu'à saturation de surface uniforme, selon l'absorption du support.
Laisser curer sans perturbation : au moins 3 h sans pluie, aucune circulation avant la prise de surface.
Référence : Document préparé par LL-TEQ. Réf. : TEQ-01 (procédé chaussée) et TEQ-20 (Manuel technique LL25, Rév. B). Le dimensionnement et la réception de l'ouvrage relèvent du concepteur du projet.
Réparation : Tranchées et Nids-de-poule
La réparation redevient une couche continue, pas un joint qui lâche
Absence de nids-de-poule

L'asphalte ordinaire se troue au printemps. Une chaussée LL-TEQ ne se troue pas : pas d'eau, pas de fissure, pas de nid-de-poule.
Pourquoi ça n'arrive pas. Un nid-de-poule vient d'une chaîne : l'eau entre par une fissure, gèle et dégèle, désagrège la base, le trafic arrache le morceau. LL-TEQ la casse : pas d'eau qui entre, pas de fissure pour amorcer, pas de dommage de gel.
Réfection de tranchées

La tranchée redevient une couche continue, pas un joint qui finit par lâcher : refermée sans goujon, avec l'équipement routier courant.
Sources : LL-TEQ PRV-01, PRV-02, STR-7, PRV-04 (structure, gel-dégel, perméabilité, acceptation militaire) ; procédure TEQ-03 (tranchée).
La science derrière la technologie
Empêcher l'eau d'entrer, partout dans la structure
LL-TEQ empêche l'eau d'entrer dans le sol, partout dans la structure, pas seulement en surface. C'est ce qui met fin au cycle gel-dégel qui fait éclater nos routes de l'intérieur.
Comment ça marche, en trois étapes

Pas d'ajout de matériaux : on transforme le sol déjà en place en une matrice scellée. L'eau ne peut plus entrer, même en immersion complète.
Rigide, mais avec de la mémoire. Comme le caoutchouc qu'on étire et qui reprend sa forme, le polymère combine des segments durs qui portent la charge et des segments souples qui absorbent le gel et les variations de pression. Le sol traité reste solide comme un bloc, avec juste assez de souplesse pour ne pas fissurer après des années de gel-dégel.
Un produit qui change d'état au bon moment
| Portance élevée | La charge se répartit dans tout le volume traité. Pas de point faible, pas de zone qui s'affaisse en premier. |
| Résistance à la fatigue | La structure encaisse les passages répétés de camions et d'équipement lourd sans dégradation. |
| Résistance à l'eau | Elle reste stable même en conditions humides ou en immersion complète. |
Source : Dossier LL-TEQ, fonctionnement du procédé. Pièce interne, sans signataire. Les performances mesurées sont détaillées aux dossiers PRV-01 (performance structurale) et PRV-02 (gel-dégel).
Qui est LANDLOCK™
Née à Chicago, éprouvée par des hivers comme les nôtres
Née à Chicago, éprouvée dans des hivers aussi rudes que les nôtres, la technologie de LANDLOCK™ a depuis voyagé jusqu'au mur frontalier américain.
Le même climat que nous. Plusieurs chaussées de référence sont à Chicago et dans sa région, dans des sols fins comparables aux argiles des Basses-Terres du Saint-Laurent, sous des hivers à vortex polaire. La route artérielle d'East Chicago a encaissé plus d'un million de passages d'essieux lourds sur seulement 150 mm. Ce qui tient là tient ici.
D'où vient la technologie
| Nommé par l'armée | Le US Army Corps of Engineers a nommé OPS-DIRT, le produit de LANDLOCK™, dans le devis du mur frontalier de l'Arizona (2019). |
| Éprouvé partout | 20 sites militaires sur 14 pays, des déserts de l'Arizona au Tchad, au Niger et au Koweït, certifié pour des milliers de passages d'aéronefs lourds. |
| Le même produit ici | LL30 et LL25 sont les produits militaires OPS30 et OPS25 : le matériau exact, distribué au Québec par LL-TEQ. |
Source : Dossier LL-TEQ. Fondateurs et identité : déclaration d'identité LANDLOCK™ (Chicago). Hivers et East Chicago : dossier gel-dégel PRV-02. Mur frontalier : US Army Corps of Engineers, appel d'offres W912PL19R0093 (2019). Déploiements militaires : dossier PRV-04.
En résumé
Un seul système, formé en place à froid
Un seul système, formé en place à froid, qui transforme le sol en une structure unique : structurale, durable, sûre et bien plus sobre en carbone.
La même intégration tient chaque exigence
Le fil conducteur. La performance ne vient pas d'une couche posée sur le sol, mais du sol lui-même transformé en une matrice cohésive, non thermoplastique et étanche. La même intégration explique la portance sous charges d'aéronefs, la tenue au gel-dégel québécois, la résistance à la chaleur extrême, l'innocuité écologique mesurée et l'empreinte carbone réduite.
Ce que le dossier établit, et ses limitations
| Établi par la donnée | Résistances, ornières, cycles gel-dégel, cotes d'admissibilité militaires et essais de toxicité proviennent d'essais et d'observations en service référencés. |
| Bornes assumées | Module de résilience CHAUSSÉE 2 (LC 22-400), innocuité chronique et analyse TCLP restent à produire ou à faire accepter par le régulateur. |
| Responsabilité de conception | Le dimensionnement et la réception d'un ouvrage précis relèvent de l'ingénieur de conception sous la juridiction applicable. |
LL-TEQ · Québec, Canada · Juin 2026
